Lettres à Divakar jusqu'à 2005

méconnaissance, ou une façon de passer à côté, de me « laisser faire » par mes … heureux conditionnements. Dans mon goût pour les nuances je suppose qu’il y a le piège de ce mélange que tu dénonces. Alors, quel travail de longue haleine peut-on dire ! Ce n’est pas sûr. Il y a une mobilisation de la conscience chez moi (mon évolution, un élan) ; attirer mon attention comme tu le fais, devrait m’aider à franchir quelques seuils. Il y a d’ailleurs un mot que tu emploies souvent – se « centrer » - qui me parle directement. Voilà donc les points sensibles à utiliser comme repères et lieu de rencontre, et même de retrouvailles parfois… (Je crois « comprendre » que la conscience dont je parle au moment du passage vers la mort n’est pas celle dont tu parles, qui est plus éternelle et qui survit au-delà de la mort physique. Que devient-elle, où est-elle, quelle « preuve » ou « signe » en a-t-on ? Voilà précisément la limite de la pensée actuelle…) Une petite précision ou amélioration (ou réduction ?) : pour les psychanalystes actuels, ou du moins ceux que je connais ou que je lis, le mot « primaire » (exemple le nourrisson dont tu parles) veut dire « premier ». Référence : les stades. Je ne dis pas que cela ne prête pas à confusion, amalgame, etc. De même pour le narcissisme : phase primaire puis secondaire, la primaire répondant à la phase de formation de l’identité. Pas de recherche de la « profondeur » non plus, sinon on perd bien des choses en route ; mais recherche de l’organisation... Enfin, ce que je dis là réclame plus de clarté. Et je reconnais, comme tout ce que j’écris ici, qu’il y a là-dedans une structure de pensée bien occidentale – laquelle, toutefois, n’est pas sans avoir apporté, et continuer d’apporter, des richesses

A présent, René. Comme toujours je suis prise entre le désir de ne pas te charger d’un souci (tu as eu ta part lors de mon

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