Lettres à Divakar jusqu'à 2005
Le 14-5-2001
Aimé,
Alors, voilà : je suis contente d’avoir repris mon futur livre, d’avoir repris contact. C’est « engageant », c’est une ouverture. Et en définitive, cela n’est pas dommageable qu’il ait été en quelque sorte dans un tiroir durant toute cette longue période troublée. De ce fait, la relecture d’un premier début dactylographié laisse clairement apparaître des insuffisances, comme si dans ce laps de temps improductif un mûrissement s’était accompli. Le vrai travail, en profondeur, se présente comme si un rideau s’ouvrait. S’ajoutent quelques lectures d’articles ou livres de collègues qui font office de « relance », de sollicitations à bien ouvrir mes pensées et ma conscience. Il est bien vrai que ce que je considère souvent comme une pléthore d’ouvrages divers, est aussi, à condition de savoir les choisir, une émulation très productive… Dans le cadre de mon travail, deux choses m’ont fait plaisir : les citations extraites d’un article que j’avais écrit pour la Revue il y a quelques années, par un ancien patient qui vient d’écrire une étude remarquable ; lequel patient dépasse, comme c’est parfois le cas, son analyste … mais j’en suis très fière ! La seconde chose, une lettre très affectueuse de Green en réponse à celle que je lui ai adressée pour lui conter mes mésaventures expliquant une très longue absence… … Quant au René, ce singulier « Monsieur » n’est-ce pas … Je tire profit de ce que tu m’écris. Je comprends et assimile très bien tes remarques et recommandations très claires… … L’état de santé n’est pas mauvais en définitive, ce que Fournel résumait récemment en lui disant : « vous allez bien, pourquoi jouez-vous au petit vieux ?! » … Pour en venir à « l’expression pratique »,’écris-tu, en ce qui concerne ma situation avec lui : certes il n’y a aucun truc, aucune recette. Il me faut mettre au point un style de
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