Lettres à Divakar jusqu'à 2005

… J’aime beaucoup dans ta lettre à Francis ceci : « l’action d’un absolu et la suprématie d’un relatif ». C’est une condensation aussi simple et claire que forte. Il faut qu’on trouve, c’est difficile – pas étonnant après tout que ce le soit ; mais il faut.…

Colette.

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Lettre de Francis

20 septembre 2000

Divakar,

J’ai encore laissé passer bien du temps – et je t’épargnerai la liste des entraves de tous ordres que ce bel été a disposées sur ma route. Pas encore très sûr de moi, ni de mon emploi du temps, je m’efforce en tout cas, ce soir, de te répondre sans plus tarder. … En commençant par dissiper un premier malentendu, préalable m’a-t-il semblé : pas un instant je n’ai imaginé que mes commentaires pourraient avoir pour conséquence de te faire retarder la parution de ton texte. Tout au plus me disais-je que, si la procédure d’édition t’en laissait le temps, tu aurais peut-être envie de rendre quelques-unes de tes formulations plus sûrement accessibles à certains de ceux par qui tu souhaites être lu. Mais je crois comprendre assez bien la vive impatience qui te hante… Quant au fond, j’aurais évidemment dû te préciser que, vis- à-vis de toi, mon intention était de part en part sous-tendue par le souci de me faire « l’avocat du diable ». Parce que je n’ai rien à objecter à ce que je crois saisir du sens profond de ta démarche (nos entretiens, ici même, m’avaient assez bien permis de m’en assurer), que tu ré exprimes d’ailleurs

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