Lettres à Divakar jusqu'à 2005
passivité que l’âge favorise ; chez moi, celui de l’avancée jusqu’au bout, du vrai travail, que l’âge favorise peut-être aussi, contrairement aux préjugés de mise !…
Colette.
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Copie de la lettre envoyée par Colette aux Editions Laffont à propos de mon manuscrit « Chemins Entiers ».
Le 12-2-2000
A Madame la Secrétaire Editions Laffont
Madame, J’ai fait parvenir à Monsieur Robert Laffont en recommandé le 19 octobre – voici donc bientôt quatre mois – le manuscrit d’un ami qui vit en Inde : « Chemins Entiers » de Divakar. C’est ma responsabilité d’intermédiaire qui m’invite à vous adresser cette lettre, tout à fait en dehors de l’auteur. Je ne crois guère à l’éventualité que ce manuscrit se soit égaré ? Faudrait-il alors interpréter une absence de réponse comme une réponse ? Je tiens à vous préciser qu’ayant travaillé pour des maisons d’édition (avant de devenir psychanalyste), je mesure parfaitement la situation de l’éditeur face à l’afflux de manuscrits qui ne cessa apparemment d’augmenter. (Encore que je m’étonne tout de même de la sécheresse et de la neutralité stéréotypées actuelles des réponses que j’ai l’occasion de connaître ici et là). J’ai lu le manuscrit de Divakar. Ainsi que la lettre qu’il adresse personnellement à Robert Laffont : l’éditeur proche de Satprem – dont Divakar ne se réclame nullement, comme il le précise, mais qu’il évoque pour identifier sa propre et fondamentale orientation. C’est donc cette proximité, et
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