Lettres à Divakar jusqu'à 2005
fraternité dont il (Izzo) fait preuve dans ces trois livres que tu m’as fait lire… (Je viens d’apprendre sa mort… !)
… Voilà. Etant donné tes invitations à te « raconter tout » je ne m’excuserai pas d’avoir couvert tant de pages. Tout de même, qu’est-ce que je suis bavarde avec toi ! En vérité, je sais que je vais continuer de raconter à toi, mon Ami, ce que j’ai en tête et sur le cœur. Du coup, tu ne t’étonneras pas si à mon tour je te dis que je ne t’oublie pas (j’ai bien pensé à toi ce matin au cours de ma marche rue Saint Jacques à 8 h 30 dans le froid mais sous un ciel bleu et quelques nuages roses)…
Colette.
***
Jeudi 3-2-2000
Aimé,
… Alors je vais commencer par … « cette petite nouvelle qui m’intéresse ». Comment te dire ça pour que tu le situes à sa place précise : je le savais. Rien à voir avec des supputations, réflexions, perspectives, vraiment rien. C’était inscrit en moi, comme ça, tranquillement, sans que j’aie besoin d’y revenir. 18 ans, c’était l’âge auquel j’avais associé ma certitude : mais là, peut-être était-ce dû en partie à ce qui se dit en général de cet âge soi-disant déterminant, âge- clé, âge de la majorité. Peu importe. Ce qui m’intéresse c’est ce « savoir », je dirais presque à l’état brut, naturel – mais qui ne prive pas de la surprise que m’a apportée cette nouvelle… ( Il s’agit de la démarche qu’Ajneyam Auragni, ma fille, a effectuée afin de reprendre contact avec moi, de sa propre, et secrète, initiative )
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