Lettres à Divakar jusqu'à 2005
ressentir malgré cette distance : quelque geste, ton de la voix, mouvement d’une main …
… J’ai respiré ce matin à pleins poumons l’iode toujours présente à Paramé (on y prend quelquefois le petit-déjeuner devant la mer qui, tout à l’heure, était haute). J’aime, j’aime savoir que tu vas la respirer. Cependant que j’espère que le programme que tu me décris concernant ta prochaine absence, ne va pas te causer trop de tracas …
Colette.
***
(Après mon séjour en France, le premier depuis 1973) Lundi 6 décembre 1999
Aimé,
Le petit rosier est là, sur mon bureau, il se porte à merveille.
Et alors, voici mes pensées, telles qu’elles viennent, au fil de mes sentiments, perceptions, souvenirs …
Une joie, hier, le coup de téléphone – continuité, présence … Tout ce que j’ai à te dire, là maintenant, je te l’ai déjà dit en partie ; mais le re-dire par écrit le fixe et c’est ce que je souhaite de tout cœur. Lorsque j’ai appelé Christiane pour lui transmettre ton message concernant Jean Yves (dont elle a été heureuse), et qu’elle m’a parlé de toi, de ta présence, du grand bien que celle-ci a fait à Francis, et qu’elle a ajouté « c’est un beau cadeau qu’il nous a fait », je me suis sentie dans le même espace, sur la même longueur d’onde, la même plénitude. Ah oui, ce cadeau ! Et celui que tu m’as offert, devant notre tasse de chocolat qu Dôme en me disant « pour ma tranquillité » que si je ne
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