Lettres à Divakar jusqu'à 2005

obsessionnalité, ainsi celle qui l’a assailli il y a deux ans, tu te souviens, à propos de la perte de sa valise ; la même cette fois à propos d’aller ou non à Auroville cette année, alternance répétée à longueur de journée pendant une semaine… … Conclusion : ça va. Au-delà de certaines réactions et rythmes opposés, nous nous rencontrons fidèlement sur un chemin, qui ne s’oppose, ou ne peut en rien s’opposer à mon chemin, ni au sien très particulier, mais qui me semble en définitive tirer profit du mien…

… Avec des brassées et des brassées de tendresse, Colette.

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Lundi 28-9-98

Aimé, un petit bonjour sans plus attendre : ça fait 14 jours depuis ma dernière lettre et je ne me suis guère rendue compte du temps qui passe ! (Compte rendu de la rédaction du texte de son prochain exposé et des travaux considérables dans l’immeuble qui demandent beaucoup d’attention) … … Une surprise, cette pleine page consacrée à Auroville dans « Le Monde » ! Avec la dernière phrase de l’en-tête « tributaires des ouvriers tamouls pour les travaux manuels » j’avais eu une petite appréhension ; mais en fait l’article me parait réussi ; est réussi, en tout cas, par rapport à tout ce que je sais des idées que se font nombre de gens ici. C’est simple, sobre, et l’on y sent le parti pris favorable et honnête. Moi, ça me rend service pour répondre aux questions ambivalentes, ambiguës, sectaires, etc. qui me sont posées.

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