Lettres à Divakar jusqu'à 2005
… Je lis bien, et suis attentivement ce que tu m’écris sur « la courbe d’un faux progrès » à Auroville et sur la rudesse des résistances et … « l’intelligence » des contradictions au fur et à mesure de leur déploiement. (Au fond cela ressemble à l’immunisation des espèces que créent les moyens employés pour les combattre…) Néanmoins je pense que l’article sur Auroville, certes édulcoré par rapport aux remous intérieurs et extérieurs des aurovilliens et d’Auroville, n’est pas mensonger ; il me semble que les lecteurs seront sensibles à l’enjeu pour lequel, comme l’auteur le dit, les Aurovilliens luttent contre vents et marées. Dis-moi ce que tu en penses…
Colette.
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Samedi 3-10-98
Aimé, eh bien, hier, donc, ta si jolie « Grâce Divine » accompagnée de ton message. Cela m’a fait un bien doux plaisir et une belle émotion. Elle a aussitôt trouvé sa place sur mon bureau, là, devant mes yeux. Tu es un ange. … J’aime que tu éprouves, comme tu le dis, ce « calme » au cœur de ta « révolution sans bruit » - c’est vers cela que je souhaite m’orienter ; et justement en harmonie avec ces distances plus libres dont il faut, souvent, consciemment s’assurer, ou rattraper lorsqu’elles risquent, dans leur confrontation avec la réalité quotidienne, de s’évaporer. Mais je suis très accrochée à ce besoin de bonne distance. Et c’est ce besoin qui me rattrape alors, lorsque je risque, moi, de « me faire avoir »…
… Hier Christiane m’a appelée pour me donner des nouvelles de Patricia, qui est donc repartie pour 6 mois de
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