Lettres à Divakar jusqu'à 2005

Enfin voilà, l’Inde était là…

Samedi 4 juillet 1998

… Quant à ce que tu me dis de ce que tu appelles « le reste » - le chemin, la « lutte et la possibilité » dans le même creuset en quelque sorte – cela a cette qualité de transmission que je ressens si souvent dans ce que tu m’écris ou me décris. J’en fais toujours mon profit au bénéfice d’une ouverture de pensée, de perception, d’aération « psychique »… … Pour un peu, je me sentirais dépassée par les évènements. Voici que mercredi dernier je reçois un long coup de téléphone de l’une de ces quatre « élites » dont je t’ai parlé (et en plus elle est jolie !) ; elle m’a demandé un exemplaire de mon texte (une autre également m’a fait la même demande), et m’a longuement parlé des prolongements dans son propre travail, sa propre pensée, amenés par ma participation. Or, ce qu’elle me révèle de ceux-ci m’ouvre à moi-même des perspectives pour mon éventuel livre. Elle-même en a écrit un qu’elle vient de m’adresser et qui me parait tout à fait intéressant, très personnel, bien écrit… … Cela m’apporte comme une assise, un rééquilibrage avec mes débuts, il y a plus de 25 ans, qui s’étaient déroulés sous de très bons auspices, surtout en rapport avec mon contrôle chez Green. Et en même temps – et là va falloir que tu viennes à mon secours -, une sorte de « peur » diffuse, incurable, comme si ce trac que je n’ai heureusement pas éprouvé se manifestait maintenant. Déjà, il va falloir que mon second exposé sur la seconde patiente dont je n’ai pu parler, soit aussi réussi, ce n’est pas forcément aisé ; d’autre part, il s’agit encore et encore (et je sais bien que je suis dans la réalité) de ce décalage entre cette … sellette sur laquelle me voici en partie et occasionnellement grimpée, et mes connaissances ; entre une culture que je n’ai pas et le « talent » (le mot n’est pas

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