Lettres à Divakar jusqu'à 2005

de l’avant en cet âge de ma vie, de nouveau … (c’est pas un peu ridicule ?!)… Et maintenant l’essentiel, qui est une réponse à cette question : le travail que tu m’aides à accomplir, c’est indéniable. … Je sais que tu m’as accompagnée ; à l’instant même où j’ai pris place à la table de « conférence » tu étais avec moi. Et, c’est stupéfiant, imagine que ni la veille, ni le matin au réveil je n’ai eu le trac !... (Compte rendu d’un séjour de quelques jours à Claouey avec René chez Christiane et Francis)… C’est quand même magique quasiment ces choses ! Pour te transmettre le degré d’intimité que nous avons, et atteignons chaque fois davantage, je dois te dire que, Francis de son côté, Christiane du sien, et ensemble, ont tenu à ce que je lise leurs lettres et tes lettres, et que nous partagions cet, ces échanges entre vous. J’ai été très touchée de ce besoin de communion… … Le mercredi précédent, la danseuse indienne à l’Unesco. Une salle magnifique, de 600 personnes, pleine à craquer. Et la danseuse, oh là !à ! Elle s’appelle Shantala Shivalingappa. Je n’ai jamais aimé applaudir, et lorsqu’il m’est arrivé de le faire je me suis toujours sentie mal dans ma peau. Mais cette fois – et la salle tout entière d’ailleurs – que faire d’autre pour manifester à cette jeune femme le « transport » qu’elle provoquait, et trouver en même temps une issue à ce surcroît d’émotion ressentie par chacun… Elle a su allier une parfaite maîtrise et une beauté, un charme rare ; elle est ravissante et j’ai rarement vu, chez une danseuse, cette capacité de faire des bonds aériens qui est généralement le fait des danseurs. Plus, des postures sculpturales parfaites : elle a à coup sûr un maître de qualité. Aniela était aussi émue que moi, et comme nous étions placées au second rang, rien ne nous a échappé des gestes, des mouvements des pieds, ni de la beauté des tissus qu’elle portait.

1295

Made with FlippingBook flipbook maker