Lettres à Divakar jusqu'à 2005

… Je vais emporter aux Prévôts le « Savitri », près des rosiers !

L’état économique, entre autres, de la France se révélant de jour en jour plus problématique et anachronique, les embûches que va rencontrer le gouvernement vont être redoutables. Mais tu ne peux savoir combien le « discours » de ces nouveaux ministres, de ces femmes (belles de surcroît), est autre. On y était si peu habitué que l’on n’en revient pas. Quel changement ! Mais… ? Seulement, c’est curieux de découvrir, comme au fond de soi, cette sorte de satisfaction que donnent ces hommes et ces femmes nouvellement venus, avec une honnêteté indiscutable (dirais-je prudemment : « pour le moment » ?). Peut-être est-ce simplement dire que l’on éprouvait, avant eux, une inquiétude inavouée ?

A bientôt. J’ai encore des choses à te raconter ! Inépuisable ! Avec toute, toute ma tendresse ;

Colette.

***

Jeudi 3-7-97

Aimé, reçu avant-hier, le 30, ta gentille lettre du 15… Toujours si gentilles, tes lettres ! Et qui, toujours, me sont soutien et aide. Il est vrai que le climat que crée souvent René (quelle force et quelle énergie sont à l’œuvre dans certaines dépressions!) est lourd à porter ; mais il est vrai aussi que, d’une part cela m’allège de t’en parler et que, d’autre part, tes réponses attentives me remettent toujours les pieds sur le chemin.

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