Lettres à Divakar jusqu'à 2005
autres pour se permettre sans se l’avouer une « navigation » assez égocentrique. C’est alors que je reviens de nouveau à ce que sont ses filles, et donc à ses contradictions. De même que je me suis parfois demandé si son amour pour Mère ne lui servait pas inconsidérément d’alibi ?! Enfin, tu la connais mieux que moi, et tes analyses de cette situation sont sans doute plus ouvertes que la mienne dans la mesure où mon point de vue ne peut être que partiel et si espacé dans le temps. Si bien que je ne sais toujours pas clairement ce qu’est ce « quelque chose » que j’apprécie en elle, ça m’agace. Toi, tu me diras peut-être. Francis. Serais-tu « pointilleux » ? « Il ne m’a rien demandé », me dis-tu à propos de cette brochure… Mais je suis sûre de bien transmettre sa pensée en te disant que ton avis va toujours de soi, c’est l’évidence ! Christiane en tout cas lui donnera à lire ce que tu lui en dis. Je crois comme toi qu’il y aurait un grand intérêt à « discerner sens et direction » à partir de ces entretiens, rendus si incomplets (et peut-être faussants) par ce type d’ « interview », mené de surcroît par un « questionneur » si maladroit c’est le moins qu’on puisse dire ! En tout cas, à l’occasion, et brièvement – t’as assez de tes journées et de cette terrible chaleur -, dis-moi ce que tu penses des propos de Francis… René. … Il va mieux, et ceci depuis trois semaines, durée infinie comparée à ces moments hachés dont étaient faites ses journées. Ce nouveau médicament, à faible dose, semble avoir été fait pour les symptômes qu’il traîne depuis tant d’années. Il est un peu actif, plus stable, et son cerveau se met à fonctionner « normalement » ; plus, un entretien hebdomadaire avec le psychiatre psychanalyste et sa calme écoute. Et moi et moi et moi. Ça va ! Je travaille bien. Les vacances approchent (on part le 24 juillet, jusqu’au 5 septembre)… Paul habitera au 14 comme chaque année.
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