Lettres à Divakar jusqu'à 2005
me transmettent, à partir de ce que manifestement je suis en mesure de leur transmettre, des finesses de perceptions, des espaces, qui contribuent à ma propre évolution. On fait alors du bon travail. Je ne sais si le second tour des élections après-demain sera « du bon travail ». Une chose est sûre : le gouvernement actuel tente d’intégrer le succès inattendu de la gauche, à coups de violences verbales – bêtes et méchantes -, qui volent bas comme on dit. Des hommes habituellement estimables, solides et francs comme Philippe Seguin par exemple, se mettent à vociférer d’une manière qui m’étonne ! Serais-je naïve à ce point ?! Je ne crois pas que Jospin, s’il passe, sera capable de gouverner comme il serait souhaitable, mais il a beaucoup de calme et de dignité et use d’un langage un peu plus vrai. A ses côtés il y aurait une femme très estimable, Martine Aubry. Bon. Allez. Je participe à tout cela sans m’emballer le moins du monde. Tour d’horizon René : pour la première fois depuis je ne sais plus combien de semaines, de mois, j’ai un petit, mais vrai espoir de le voir sortir d’un marasme qui s’était aggravé ces temps derniers. Au point que, là, il n’était plus possible de ne rien faire. J’ai insisté, exigé – et lui-même était décidé – pour qu’il voit un médecin spécialiste. Et Mollereau, qui est celui autour de nous ayant le plus « pratiqué » René, a trouvé celui qui me parait vraiment bien : un psychiatre, simple, direct, ayant semble-t-il une grande capacité d’écoute, ayant su lui montrer ses ressources (que René passe son temps à refuser), etc. Pour la première fois, depuis une semaine, René est plus tranquille, ne subit plus les véritables effondrements auxquels j’assiste voici des mois… En bref : ce médecin lui a donné un médicament qui parait très judicieux ; et, signe extrêmement positif, René a envie et va lui demander lundi de le rencontrer une fois par semaine pour des entretiens. C’est la seule solution.
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