Lettres à Divakar jusqu'à 2005
Et je t’envoie toute ma tendresse, toute
Colette.
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Vendredi 30-5-97
Aimé, reçu ta lettre du 18 voici deux jours. Alors, je suis contente, ça ne t’étonne pas ??!! … J’avais reçu il y a quelques jours une petite lettre de Susan où elle me parlait brièvement du départ d’Aruna (pour les Etats-Unis à la recherche de Ritam, son fils) … Tu me donneras des nouvelles, car je trouve bien dure cette épreuve pour Aruna et Ritam ! Ici on voit souvent des images de tous ces dépendants de la drogue et des risques qu’ils courent pour s’en procurer à tout prix, c’est affreux et bouleversant ! J’espère que Ritam aura « accepté » de revenir avec Aruna et qu’une désintoxication va être, comme tu me le dis, possible, car elle est indispensable… … Je crois que je suis pas mal dans le mouvement que tu me recommandes : le temps accordé à mes perceptions, à mes apprentissages, mes orientations. Je le sens bien à une certaine qualité intérieure que je ne saurais d’ailleurs tellement définir, ce qui est à vrai dire, à mon avis, bon signe : ce peut être une qualité qui se diffuse, reçoit et renvoie, bouge et ne se laisse pas enfermer dans une description. Qui observe aussi une sorte de protection (peut- être lorsqu’elle n’est pas totalement assurée – le peut-elle d’ailleurs ?), mais pas du tout restrictive ; une sorte d’économie semblable à une exigence. Je remarque que lorsque l’on a besoin de cette qualité, on sait se saisir de divers éléments : ainsi par exemple deux de mes patientes Un peu plus tard
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