Lettres à Divakar jusqu'à 2005

Mais l’argent qu’il va falloir obtenir parait … grandiose ! Pourtant il est bien vrai qu’il est toujours venu même dans les moments critiques de « corde raide ». Je me demande fréquemment justement avec ce nouvel horizon si ton travail s’est modifié … ou s’il s’est accru !? … Hier nous avons fait notre marche d’1 heure à Paramé, tôt le matin, à la pleine mer ; … l’air y semble plus pur, l’odeur des algues et de l’iode meilleure que partout ailleurs… C’est frappant cette attirance pour le mouvement des marées : elle joue même pour René, qui pourtant aime moins la mer… Il y a de jolies choses : nous avons avec Guite fait une visite à un petit port près de Saint Jacut (une grande jetée et deux uniques maisons !) le matin à marée basse découvrant les sables à l’infini … et nous avons eu envie d’y retourner plus tard à marée haute ; tout ça a plein de charme. Je trouve d’ailleurs que si l’on rencontre souvent la beauté, le charme est plus rare. Donc Guite est venue, et repartie… ; toujours pleine d’empressement (trop à mon goût), gentille ; cependant ce court séjour m’a fatiguée. Que de paroles ! Et pourtant je repense à Aniela, avec qui j’ai beaucoup parlé. Aucune comparaison. Avec la première, c’est proche de la « discussion », même intéressante au besoin ; avec la seconde, l’échange simple et profond, léger. Depuis hier, ciel limpide de septembre et fraîcheur. Avant, une période de froid succédant à des après-midi caniculaires. Cet été aura été une vraie salade de climats extrêmes… … Voilà. Je pense beaucoup à toi, à Sincérité, à ce « travail » avec toi dans mon apprentissage et mon rythme. Avec parfois des hauts et des bas – ça ne t’étonnera pas -, mais des bas pleins d’enseignement dont j’apprends à profiter.

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