Lettres à Divakar jusqu'à 2005

C’est drôle, après une période que je dirais de flemme (malgré marches et travail d’écriture, qui m’était peut-être nécessaire, je sens en moi ce que j’ai parfois tenté de te décrire, comme un bouillonnement (mais ce n’est pas le mot juste), ou de tension (pas le mot non plus) ou d’élan, d’attente (plutôt ça). Bref je ne sais trop mais je reconnais. … J’irai tout à l’heure au bourg poster ce courrier. Après quoi j’aurai sans doute une lettre de toi. Et puis je t’embrasse tout plein, avec plein et plein de tendresse,

Colette.

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Mardi 3 septembre 96

Aimé,

Je n’ai rien reçu de toi depuis ta lettre du 31 juillet. Je ne m’en étonne pas, vu que tu m’avais dit que chaque jour ne suffisait pas pour toutes les tâches… … J’ai reçu … le Bulletin du Matrimandir en français. Je te redis chaque fois la même chose, mais c’est d’une telle force cette façon pour moi d’être transportée là-bas à la lecture de tes lettres ou, par exemple, de ce Bulletin. Ainsi il semble en effet que vous ayez réussi de manière inespérée à créer cette unité de vues et de travail… on respire. Bravo ! J’ai été surprise de constater combien beaucoup de choses ont avancé, envers et contre tous ces obstacles qui s’étaient accumulés. Raison de plus pour espérer qu’avec les nouvelles attitudes et la nouvelle communauté de vues, tout va être entraîné dans et par cet essor actuel.

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