Lettres à Divakar jusqu'à 2005
ménager une quinzaine de jours seuls et, lorsque nous ne le serons pas, 2 heures chaque jour pour travailler. D’autant plus que lorsqu’il y a des amis, c’est moi qui me tape la convivialité : René est trop, ou de + en +, occupé par ses propres états, les mêmes mais à des rythmes accélérés. Alors, je compense, mais à vrai dire avec de + en + de bonne distance…
Je t’aime,
Colette.
***
Jeudi 13-6-96
Aimé,
A tire d’aile en ce moment le courrier : hier ta lettre du 5 ! J’ai calculé que si je postais maintenant la mienne, tu ne l’aurais guère avent le retour de Patricia ; alors je prends mon temps et ce sera plus gentil qu’elle te la remette elle- même… Que je te dise tout de suite : c’est au tour de Francis de faire des siennes côté santé. Ça va s’arranger, mais je te raconte : voici quelques semaines, en voiture avec Christiane, il ressent un malaise, veut lui passer le volant, ouvre la portière et s’évanouit. On a dû le réanimer : grosses difficultés respiratoires. Retour à la maison, un petit whisky, et ça va. Comme ce genre d’épisodes devenait de plus en plus fréquent, Christiane sur les conseils de leur ami médecin décide d’avoir à disposition chez eux une bouteille d’oxygène. Avant-hier, coup de téléphone de Christiane : au cours d’une conférence, récidive, syncope. Trois jours d’hospitalisation en soins intensifs.
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