Lettres à Divakar jusqu'à 2005
Patience, endurance, et ce sourire entre vous dont tu me parles. Au moins, votre équipe se sent-elle solidaire ?
Et tout cela dans cette chaleur que j’imagine toujours avec inquiétude, et plus facilement encore car on vous rattrape : 35° à l’ombre depuis quelques jours ; et Paris avec ses voitures est dans une épaisseur de « pollution » que les vues aériennes font apparaître clairement si je puis dire… Je supporte cependant assez bien cette température, dans la mesure je crois où être sortie de ce zona est une telle libération qu’un peu plus ou un peu moins chaud, quelle importance ! Je suis, je dirais en grande sensibilité et perception avec la recherche d’harmonie du corps (que tu me rappelles attentivement), la conscience du corps. Et cela m’intéresse. Et j’ai l’impression qu’avant, et pour, que cela devienne une seconde nature, il faut établir les tracés, comme avec un jardin. J’ai repris mon travail personnel : lectures, tris, notes, rédaction. Repris aussi le séminaire du mercredi. Par chance, durant la période « zona » il y a eu trois mercredis fériés : cela m’aurait gênée de manquer, après ma longue absence indienne. Souvent je pense à toi au cours de certains entretiens avec cette jeune femme qu’il m’arrive d’évoquer, Lydie, comme si tu avais ta place, là. Et ce n’est pas simple image : je trouve, je découvre à travers ce qu’elle me dit de moi (car il lui arrive contrairement aux « usages » de retourner les rôles, mais il est vrai que mon expérience avec elle est tout à fait singulière) de dire de moi, donc, et de ce que je lui apporte souvent : des choses, des « énergies » selon ses propres termes, qui viennent d’un tout autre chemin que la psychanalyse – tout en ne rejetant rien de celle-ci. Ce chemin que tu me fais découvrir.
… Donc, vacances à partir du 20 juillet. Je ne sais pas encore qui viendra nous rejoindre, mais de toute manière je vais
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