Lettres à Divakar jusqu'à 2005
sais quoi penser, ressentir, craindre de nouveau. Et j’attends en tout cas le « verdict » de cette assemblée générale ; et selon celui-ci les implications pour l’équipe, pour toi, tes activités. C’est extraordinaire en fin de compte ce désir de possession à l’égard du Matrimandir ! Et de pouvoir. … Je pense aussi, je me demande plutôt jusqu’où ce Karan Singh a entraîné ou entraîne encore Madanlal… Le Matrimandir devient en quelque sorte un enjeu ; c’est à la fois navrant, stupéfiant et en même temps dérisoire face aux vraies réalités ! Quelle perte de temps ! Et quelle mise à l’épreuve pour tous ceux qui mettent leur sincérité au service de sa croissance… Je suis pleinement avec toi dans cette nouvelle traversée par temps sombre !
… J’ai pris nos billets pour Claouey le 29 jusqu’au 2… Cela me fait grand plaisir.
Avec tant et tant de tendresse,
Colette.
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Vendredi 7-6-96
Aimé,
Rapidement arrivée cette fois, avant-hier, ta lettre du 29. Ce matin, en prenant mon petit-déjeuner (tu sais qu’au réveil des mots me viennent comme ça, je ne sais d’où), une citation, un proverbe m’est venu à l’esprit – ça vraiment cela ne m’arrive jamais ! D’une fable de La Fontaine : « Patience et longueur de temps valent mieux que force et que rage »… J’ai été drôlement surprise car, à l’arrière-plan dans une sorte de flou, je pensais au « cyclone » autour du Matrimandir et à ces forces accablantes ; bonne réponse que ce proverbe venu là du fond de mes années d’école !
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