Lettres à Divakar jusqu'à 2005
Et pouf ! Je viens de glisser ma lettre dans la boîte, j’arrive aux Prévôts et je trouve la tienne du 16 août…
31-8-95
Petit préambule : je ne vais pas t’abreuver de mes éternelles descriptions… ; tout de même je vais y ajouter quelques tableaux… Un petit port près de Lancieux, une petite rade, quelques bateaux, trois maisons ; la mer commençait à descendre. C’est alors qu’on a entendu et découvert une belle horde de chevaux galopant au bord de l’eau… c’était beau ! Un dîner au premier étage d’un restaurant sur la digue à Dinard, tandis que la mer déferlait sous nos yeux. A Jouvente, dans le petit manoir empli de fleurs, le plus beau chat que j’aie jamais vu : un siamois, mais à poils à demi longs, beiges, bruns et dorés, deux petites oreilles noires, dressées, comme un Dieu égyptien, et tout de beauté et de grâce, et de douceur, comme je me le serais bien emporté, ou l’aurais acheté à prix d’or à sa maîtresse ! Et, Dieu j’oubliais, des yeux bleu clair ! Dernier tableau : « tes » roses corail continuent à fleurir, alors que les autres rosiers ont cessé, desséchés par la chaleur de ces mois passés ; or, une branche s’est glissée à travers l’arbuste jaune qui est au-dessous, et quatre jeunes roses ravissantes fleurissent en ce moment au milieu des corolles jaunes d’or du millepertuis. Voilà ! … Alors, ta lettre du 16 : tout de suite, te dire que ta mise au clair pour moi, du sens et du Lieu du Divin me permet en quelque sorte de m’y retrouver ! En un sens, je trouve que tes précisions, tes éclairages ne m’éloignent pas de ce que j’appelle le « trouvé/créé », même si cette formule est une manière d’à-peu-près. C’est que le fait de m’y retrouver, comme je viens de le dire, peut alors me permettre certains dépassements ; j’ai et j’avais besoin de ce tremplin. Tu dois penser que tu m’as
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