Lettres à Divakar jusqu'à 2005

En particulier, je ressens presque physiquement l’intensité de ces deux absolus : impossibilité, et nécessité –qui se vivent, et s’unissent aussi, par la médiation d’infimes mouvements ; et je crois toujours que ce sont ces infimes déplacements, ces imperceptibles vibrations, ces insaisissables mises en contact, qui finissent par modifier les termes en présence, par redistribuer les éléments de l’ensemble. Rester uni : c’est une nécessité, ou un besoin en ce qui me concerne, qui me sont toujours apparus essentiels ; mais j’ai appris, au bout d’un long temps d’ailleurs, qu’il faut pour le rester ou en créer les conditions, passer par des déliaisons elles-mêmes nécessaires pour interrompre les liaisons immobilisatrices et trop sécurisantes – faussement sécurisantes…

J’ai l’intention en septembre d’appeler Christian ; sa présence est forte et saine.

Imagine-toi que j’ai fait une drôle d’expérience avec un petit garçon de 4 ans ½, voisin avec qui Yann a joué… Une drôle de sensation, que Pierre a d’ailleurs partagée : ce n’est nullement l’un de ces petits enfants avec troubles mentaux, non ; il est porteur de « quelque chose » qui m’a fait peur ! Peur d’un enfant ! Curieuse impression, quand même !

Voilà ; nous repartons le 4 septembre… Avec toi, tendrement,

Colette.

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Le 25-8-95 Quelques minutes plus tard

Aimé,

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