Lettres à Divakar jusqu'à 2005

plus d’une fois dit tout cela, mais tu le sais, d’une part ce n’est jamais une répétition à l’identique, et d’autre part c’est la meilleure manière de respecter un cheminement et de le rendre, je dirais, productif, créateur. Une phrase m’a beaucoup parlé, je la recopie telle quelle : « plus rien ne peut contredire le divin » m’écris-tu, « puisque c’est le divin qui a fait jusqu’au bout l’expérience même de la contradiction »… C’est ce genre de remarque qui me fait, je ne saurais trop dire pourquoi, avancer, ou plus précisément, qui m’ouvre un espace. Il est bien évident que, déjà relue, je relirai encore ta lettre – chaque ligne appelle une réflexion… … René a donc fait, dit-il, « de gros efforts » ; cela me parait vrai, et comme certains efforts (j’ai un autre nom pour ça…), ceux-ci ont l’air d’être payants !

A bientôt à Paris – et, moi aussi, toujours avec toi,

Colette.

***

Mardi 12-9-95

Aimé,

Avant-hier, ta lettre de la night-watch du 23 (imbibée, je le suppose, de bonne sueur estivale, et non de mousson !)…

J’aime beaucoup tout ce que tu m’écris ; ce que tu appelles ton « radotage » est plein, je t’assure, d’images, de notations vivantes, sur le vif ; et ici, là, contribue à ce que nous appelons mon apprentissage ! Je vois clairement, et j’apprécie, ce rapport entre ces pôles – Sincérité et une création autre, et Matrimandir et ton appartenance.

1136

Made with FlippingBook flipbook maker