Lettres à Divakar jusqu'à 2005
... Ça oui, je sais, qu’on est là dans ton cœur ! Plein de tendresse,
Colette.
***
Les Prévôts Mercredi 7 juin 95
Aimé,
Alors cinq jours ici, dont deux après-midi seulement de soleil ; les trois premiers jours, impression d’être passés de la pluie quotidienne parisienne à son double breton, mais avec un changement de maison, le jardin, les roses… et ça, ça vaut le coup ! Il y a eu tant de pluies que les arbres de part et d’autre des routes se rejoignent presque au sommet, ils sont exaltés ! Les maisons un peu moins ! Alors j’ai allumé le chauffage ; ainsi, tiédeur dans la maison, vent et air pur, entre les averses, tous les jours à Paramé, une fois à Fréhel… … Quant à mon projet d’écriture…, je sais que ce dont je veux parler, avec l’éclairage et la liberté que je souhaite, est intéressant… ; or, jusqu’ici… ce projet était là sans bouger, une sorte de bloc. Et puis un beau jour, peut-être un instant, tout se met en mouvement. C’est toujours étonnant ces évolutions qui semblent soudaines… Donc me voici entrée dans mon projet ; je l’organise, je prends des notes, « ça » s’écrit en moi. Et dans ces cas-là beaucoup de choses, variées aussi bien, donnent l’élan, s’offrent à des associations vivantes. C’est actuellement le cas avec un livre… : tiens-toi bien, son titre, « Dante, une Vie »… Tu te rends compte, moi avec une biographie sur Dante dont je n’ai pas lu une ligne, et qui m’apparaissait comme un grand homme érudit et quelque
1111
Made with FlippingBook flipbook maker