Lettres à Divakar jusqu'à 2005
Lundi 23-3-95
Aimé,
Alors il me semble que j’ai laissé filer beaucoup de jours sans t’écrire ; il faut dire aussi que je te raconte plein de choses mentalement et le temps coule comme ça… … Je me lance en ce moment… dans cette entreprise pour Christiane, qui d’ailleurs l’attend ; nous avons en effet déjeuné ensemble il y a 9 jours, et voilà que notre dialogue a quasiment été centré sur Patricia, alors que nous aimons parler de tas de choses… ; le temps de faire une course et je devais retrouver Christiane à la maison tranquillement. Or, à peine rentrée, une visite inattendue : Guy – Guy Jeanson oui ! – et Catherine. Donc, on a dû renoncer. J’ai été heureuse de revoir Guy : il n’a absolument pas changé, le même être tendre, et fragile je crois… ; vingt-cinq ans à peu près que l’on ne s’était revus ! Et voilà comment on a décidé Christiane et moi de s’écrire (elle a pas mal de difficultés physiques en ce moment, les genoux douloureux et bloqués…). … Je pense beaucoup, beaucoup… à ta vie quotidienne, à cette « bataille aux limites de l’endurance »… ; puisses-tu, puissiez-vous trouver la voie d’apaisement, de résolution du conflit ! Comme je l’espère ! Tu me diras… Rien à signaler ici… ; j’ai un peu plus de travail en ce moment, à cause de deux anciens patients qui souhaitent me revoir – comme je le leur avais offert en fin d’analyse – pour parler, faire le point… Rien à signaler, si ce n’est la satanée répétition chez René : le retour de la passivité/culpabilité/dépression, accompagné des mots… adéquats ! Mais, bon, c’est comme ça, je ne peux rien d’autre que… « Etre »… ; quelquefois ça me met en rogne : je ne trouve pas que ce soit regrettable. Et puis il y a de la gentillesse.
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