Lettres à Divakar jusqu'à 2005

tu les vois toi aussi ; mais ces jours derniers je ne peux m’empêcher de me sentir freinée : « mais non, il a peut-être mal encore… ! » ; pas sûre que ce raisonnement soit juste ! … J’attends donc avec hâte des nouvelles de toi. Dis-moi vite et bien : j’aimerais que tu passes une radio… Dis tout ça ! … Il fait un temps pas agréable du tout ; un exemple : avant-hier, froid le matin, puis vers midi un soleil particulièrement dur (la veille à son coucher il était d’un rouge impressionnant, inhabituel), puis une lourdeur de l’air, telle que j’ai eu un petit malaise – j’avais l’impression d’avoir eu une insolation !

… René t’embrasse ; et moi j’attends, avec tendresse et accompagnement,

Colette.

***

Mardi 9-8-94

Aimé,

… J’ai compté qu’au plus tard je devrai avoir une lettre de toi le 17 août…, mais c’est long ! Je ne veux pas que tu aies mal… que tu aies encore mal ! Dis-moi si tu te surveilles bien ! … La douleur est envahissante ; la pensée est envahie. Peut-être alors qu’après coup tu vas voir ce que j’ai vu ces jours-ci – et pour une fois je vais te parler d’inédit ! Il y a, de part et d’autre de la route, vers le bourg, des sentiers récemment dégagés… Quelle surprise ! Des maisons qu’on ne connaissait pas, isolées ; non pas des neuves, comme il risque d’y en avoir trop, mais ré habitées ou réparées, de belles pierres, des jardins ravissants. Mais ce qui donne un charme supplémentaire, et inattendu, ce sont

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