Lettres à Divakar jusqu'à 2005

tout autour ces champs abandonnés ou en friche… Il y e a de plus en plus, partout ; toute l’économie agricole s’éteint, c’est évident… C’est donc un fait plutôt négatif, sûrement ; mais il y pousse des herbes folles, blondes, dorées, des fleurs venues là portées par le vent…, et ce mélange entre ces petits jardins et ces espaces sauvages est vraiment plaisant… Et puis hier nous avons emprunté un sentier inconnu sur l’une des routes de Fréhel, qui descend, à travers la lande, jusqu’à la mer ; nous nous sommes trouvés au-delà de ce promontoire dont je te fais si volontiers la description… c’est encore plus saisissant de beauté ; tout à fait en bas, une longue plage de sable presque blanc, des « premiers temps ». Ce paysage a quelque chose de grand, altier et naturel en même temps…, j’ai tellement partagé ça avec toi hier ; je suis, et René également, confondus… ! Rien dans ma boîte à lettres ! … Je viens d’appeler Christiane, qui se proposait de m’appeler, elle avait depuis hier une lettre de Jean Yves, suivie d’un coup de téléphone : Dieu que ça a été long d’avoir de tes nouvelles ! … Donc, tu viens d’aller à pied jusqu’au Matrimandir. Donc, tu es resté immobilisé pendant un mois… ! Et c’est de ta terrasse que « la chose » s’est produite… Je sais aussi que tu es « furieux », ne pas pouvoir travailler, ce mauvais pas… je devine ! Comprends-tu ce qui est arrivé, comment ? Et de nouveau je te demande : radios ? Qui t’a aidé, soigné, pour tout ? C’est derrière toi, je sais, mais j’aimerais savoir pour partager, même après… … Comme un signe gentil j’ai reçu tout à l’heure, à défaut de cette lettre attendue, le Bulletin du Matrimandir avec une photo de toi, penché vers un travailleur : tout à fait toi, ton attitude ! Mardi 16

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