Lettres à Divakar jusqu'à 2005
Auroville, les Aurovilliens, etc. Mais qui se termine sur la non remise en question de son choix, assez ferme… « Encore quelques pas », comme tu dis ! Une lettre qui illustre bien ce que tu m’écris de leur position d’arrivée. Aussi, elle dit qu’ils sont tous les trois … chez toi !?...
Mercredi
Ce matin le séminaire. Vraiment les choses prennent un tournant qui m’intéresse beaucoup ; ce passage par les sciences contemporaines, la confrontation, m’apprend ; mais comment te dire : un approfondissement personnel, en avancée consciente, qui d’une certaine manière me met devant des ignorances de base (pas d’études dans ma jeunesse), tout en me mettant aussi devant une liberté. Des choses se forment dans mon esprit que j’ai besoin de fixer dans mon Journal. Aussi un sentiment un peu d’étrangeté, dont je ne sais pas que faire : me voici apprenant, constatant une présence de ma part à ce séminaire, et à bien d’autres choses, à la Conscience, toujours – tandis que mon âge (insoupçonné de mes collègues) dresse ses limites absolues. Je n’exprime pas ici tellement de regret, ni non plus d’obsession de l’âge, mais comme quelquechose qui boîte, une anomalie. Avec peut-être, peut-être, je ne sais, à l’arrière-plan silencieux, un « à quoi ça sert ? » (à quoi ça sert d’être étudiante maintenant…). Si c’est ça, - je vais y réfléchir – alors il faut que j’y travaille. Avec ton aide… Il fait froid, le bassin du Luxembourg est sous la glace. Et il y a, dehors, ceux que l’on nomme les « SDF », sans domicile fixe ! C’est atroce. Tout de même, il y a incontestablement une solidarité qui se développe, le gouvernement qui se réveille et, toujours, l’Abbé Pierre, pourtant malade, qui se démène…
… Je t’aime, tendrement,
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