Lettres à Divakar jusqu'à 2005

j’éprouve avec Van Eyck, ou avec ces visages des peintures flamandes, souvent religieuses, aux paupières baissées ; comme avec le Bouddha, derrière ses yeux fermés, le regard est d’une telle présence ! Plus le plaisir de la perfection d’une telle organisation – de cette exposition et du Musée même. Et puis dimanche on a été René et moi voir cette autre source de bonheur, le dernier film de Woody Allen. Avant-hier Francis dans une émission télévisée à Strasbourg, sur l’Algérie et la tragédie actuelle ; il était bien et net… ... Hier, dîner chez Ilan… ; le voilà promu aux tables de négociations, qui s’annoncent bien pleines d’embûches sur un chemin complexe… ; difficile passage, je crois, de la clandestinité à l’officialité… Excuse-moi : j’aime bien te raconter tout plein, mais ça fait vraiment « en vrac »… ! Avec toi dans beaucoup de tendresse,

Colette.

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Mardi 23-11-93

Aimé,

Ouf ! Je n’en croyais ni mes yeux, ni mon cœur presque : ce matin ta lettre que René m’a tout de suite portée au 27… ; elle est datée du 4 novembre… … Au téléphone, Christiane m’a lu une lettre de Patricia. Elle est très double, si je puis dire : beaucoup de critiques assez violentes sur tout – peut-être, à mon avis, dépendantes de leur incertitude sur où habiter -, tout,

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