Lettres à Divakar jusqu'à 2005

après avoir été hospitalisé quelques jours. Il est tout à fait conscient, très compétent pour suivre lui-même depuis des années l’évolution de sa maladie (il y a 7 ans le pronostic était de 2 ans de vie) ; et il sait rire, c’est merveilleux ! (Bien sûr je ne sais pas ce qu’intérieurement il vit, mais j’apprécie beaucoup sa manière d’être).

… Je t’aime et pense à toi fort,

Colette.

***

Le 2 novembre 1993

Aimé,

On est rentrés tout à l’heure, dans une voiture qui marche, et qui tient la route ! Même René n’en revient pas !

… Mais comme chaque année, n’est-ce pas, je te dirai qu’il suffit d’une lumière, d’une ondulation sur le canal, d’une paix plus vibrante pour que cette année soit différente – et de même sur la falaise… Je te dis dans ma dernière lettre qu’un couple d’Argentins (qui vivent ici depuis longtemps) m’avait accompagnée au Luxembourg ; juste avant mon départ aux Prévôts, j’ai reçu d’eux un article qu’ils viennent d’écrire et qui développe selon eux une orientation qu’ils retrouvent dans mon texte. Je le lis donc avec attention pour être en mesure de répondre, de mon propre point de vue, aux questions qu’ils vont soulever le 10, et qui sont extrêmement subtiles et fines. Tout de même, je suis vraiment très frappée de constater ce que peut suggérer, provoquer ce fameux texte, ce qu’il engendre… !

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