Lettres à Divakar jusqu'à 2005
… Et puis je t’envoie beaucoup de baisers, beaucoup de présence, beaucoup de pas avec toi,
Colette.
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Lundi 25-10-93
Aimé,
Il y a une grève très dure, très déterminée de tout le personnel, y compris les pilotes, d’Air France et d’Air Inter… qui de plus immobilise les lignes étrangères. Ce qui fait … que le courrier ne part pas. … Je ne veux pourtant pas retarder mon besoin de t’écrire… … Alors mon devoir : fixé au mercredi 10 novembre… … Que tu le saches à temps ou non, je sais que tu seras là… J’ai un avant-goût des questions qui me seront posées à travers les réflexions d’un couple qui, mercredi dernier, a cheminé avec moi au Luxembourg, après le séminaire : lui m’a appris que non seulement il appréciait mon texte, mais qu’il avait été chargé de le présenter à la Journée annuelle de l’Institut de Médecine Psychosomatique, ainsi que lors d’un colloque à Lyon. J’ignorais tout ça, et aussi la profondeur de leurs intuitions sur le sens de mon travail. Comme c’est curieux, et inattendu, et un peu troublant ! … Un peu comme si je me trouvais devant la nécessité de me dépasser, de faire un autre pas au-delà de ce que tu appelles à juste titre, à propos d’Auroville, le « défaut de constitution » de l’être humain. Un « autre pas » en plus et ailleurs que là où tu m’aides à les franchir. Non : pas « en plus » mais avec, et en jonction avec le domaine particulier de mon travail quotidien.
Paul a eu un nouvel infarctus : cette fois on a dû l’en sortir avec un massage cardiaque ; il est venu déjeuner jeudi,
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