Lettres à Divakar jusqu'à 2005

en selle »… mais sûrement pas plus. Personne ne peut se substituer à lui, ce serait une erreur, et je n’en ai pas du tout envie.

Mardi 3-8

Mon Journal. Pour toi, je vais essayer de voir vraiment clair, et comme les pensées me viennent. Vois surtout là des tâtonnements, interrogations, hypothèses – et même une manière de me faire l’avocat du diable. Ce qui m’y conduit, c’est ta phrase : « Etre à l’écoute de l’expérience »… « de ses traces »… Des « notes » (non pas, ou pas encore, journalières), je ne le fais pas aisément, mais je le fais, je l’ai fait ; seulement je prends conscience que ce sont souvent, et ce n’est pas inutile, des « idées », des « réflexions » plutôt. … On pourrait presque dire que c’est une sorte de diversion, de faux-fuyant, je ne sais pas. Il se peut (!) que, sous-jacent à cette mise en attente, il y ait le sentiment que ce ne sont pas des notes utilitaires – en fonction de mon travail… C’est possible, on se laisse si facilement avoir ! J’irais même jusqu’à penser que, « mine de rien », une malignité du genre, « à mon âge », ne me rende pas idiote et passive… Tu vois qu’en dévoilant tout ça, ces suppositions, je ne me rends plus guère possibles, ou en tout cas faciles, les dérives, les oublis, les inhibitions de tous genres… Je suis même en train de me demander s’il n’y a pas là une certaine analogie avec mon problème de vide dans la tête, ou trac, devant mon éventuel auditoire chez Green ? Il faut aussi ajouter tout de même, et ce n’est pas sans importance, que cette écoute de l’expérience, et de ses traces, j’ai pris l’habitude de les écrire dans mes lettres à toi destinées…

Au fait, dis-moi donc…, t’as eu des … démêlés avec la police à cause d’un monsieur gouvernemental en visite ?!!

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