Lettres à Divakar jusqu'à 2005
Mercredi 28-7-93
Aimé,
Toujours un temps de chien… ; le plus sage vraiment est d’en prendre son parti… L’embêtant, c’est le froid… Tout ça se déglingue. Et je suis crispée lorsque j’entends … l’annonce de cette mousson catastrophique au Bangladesh et au Punjab ! … Claouey (suite). Olivier, donc. Je ne sais d’où venait ce que j’avais en tête, à savoir qu’il aurait dit, parlant de toi, « pourquoi ne vient-il pas, lui, nous voir ?! »… Si bien que j’ai été surprise de l’entendre me dire, sitôt que je lui ai transmis ton attention à son égard, qu’il avait bien l’intention de venir à Sincérité… Ce qu’il en sera, on verra. Je crois que cela lui ferait beaucoup de bien, il n’est pas à l’aise dans son corps, il est timide, et très gentil ; il a été manifestement très heureux de l’amitié que nous lui avons portée. Le dimanche soir, lorsque Christiane et Francis sont revenus de nous accompagner à l’hôtel, Olivier était encore là à les attendre, parait-il, avant de repartir à Bordeaux : pour leur dire qu’il était bien content de nous avoir vus, ajoutant : « C’est bien, le côté Jeanson… !» Le sens de cette remarque c’est qu’il a été rejeté jusqu’à l’absurdité et la provocation par la mère de Christiane… et gommé, ignoré, par le reste de la famille Philip… Oui, comme je n’avais pas envie de me remettre à conduire et que René a des difficultés à le faire la nuit, ils nous raccompagnaient le soir, chacun dans leur voiture, moi avec elle, René avec lui, puis Christiane nous laissait la sienne pour les journées. A la suite de ces trajets et des dialogues qu’ils ont permis, Francis s’est mis en tête d’aider René, en le sollicitant, à travailler. Du coup, ici, j’aide René à se faire aider par Francis qui se propose uniquement de lui poser des questions à partir de quelques textes ; tandis que moi, j’essaierai de le « mettre
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