Lettres à Divakar jusqu'à 2005

quoi !). A quoi s’ajoute le tourment à propos d’Hervé qui commence à ne pas aller bien… Mais il est gentil et sait aussi s’amuser avec moi… Claouey : trois jours merveilleux, malgré un temps de chien. Un accueil, une affection, des attentions de la part d’eux deux, vraiment touchantes au plein sens du terme. On logeait au Cap-Ferret et Christiane nous prêtait sa voiture. Nous avons bien marché, et dans le sable : ascension des dunes, plages le long de l’océan somptueux, ou du bassin souvent plein de charme. Jean Yves calme et beau… peut-être un peu de souci avec Patricia… Elle, je l’ai vue sous deux jours : inquiète, sombre, puis se déridant peu à peu lors d’une conversation que nous avons eue toutes les deux, et que j’ai orientée volontairement vers les problèmes matériels les plus simples, en me montrant très compréhensive… Et là, elle peut être charmante. Il faut comprendre, en fait, le décalage qu’il y a entre eux au niveau du choix ; pour elle, c’est davantage un pari (comme dit Francis). mais je crois qu’une fois le pas franchi, ça se passera bien. (De plus je l’ai rassurée en lui parlant de la gentillesse et de la présence du docteur Datta à l’Ashram…). Olivier, maintenant : adorable. Et très touché de savoir que tu pensais à lui ; il m’a tout de suite dit : « Mais j’ai bien l’intention d’aller là-bas ! ». Il y a une évidence : son extrême sensibilité à toute marque d’amitié qu’on lui témoigne… Je ne me suis pas laissé assez de place…, je continuerai la prochaine fois ! Avec toi, pleinement et si tendrement,

Colette.

***

1007

Made with FlippingBook flipbook maker