Lettres à Divakar jusqu'à 2005
une distance protectrice… La distance s’est en quelque sorte établie en moi, me rendant proche et éveillée, sans altérer mon travail intérieur. Peut-être une lettre de toi demain… ; mais j’attendrai la tranquillité des Prévôts dans dix jours pour t’y répondre et te raconter Claouey… D’ici là, et aussi pour toujours avec toi tout plein,
Colette.
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Les Prévôts, Samedi 24-7-93
Aimé,
Heureuse idée d’avoir attendu d’être ici pour t’écrire : ça m’a permis de recevoir au retour de Claouey ta lettre du 30 juin, après celle du 6 juillet… ; même inversion que précédemment, un malin postier je ne sais où s’amuse ! … J’ai … bien assimilé je crois tes remarques concernant ce « vide » dans ma tête (constitué en grande partie… par un trac évident) ; et je pense qu’elles m’aident beaucoup à me préparer à être « en direct » à la rentrée ; et d’ailleurs tout ce que je peux, ou pourrais préparer ne saurait évidemment pas prévoir les questions qui me seront posées ! Et la conscience qui « contient » le mental est une image qui me parle – et qui me parle d’autant mieux qu’elle me suggère que si je ne l’avais pas encore eue par moi-même, c’est que j’ai du travail à faire… ! Ce qui … me plait ! … Le René ? … Ce ne sont plus les longues périodes dépressives, mais des moments plus ou moins fulgurants, sur fond, tout de même, plutôt mélancolique (il ne loupe pas une occasion de souligner « l’état de vieillard »…, tu vois,
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