Lettres à Divakar jusqu'à 2005
C’est comme un miroir qui refléterait une image de moi orientée vers un chemin corporel ; c’est plus que ça : c’est comme une projection aboutie des circuits qui se mettent en action lorsque je travaille avec la masseuse ; ou encore, c’est comme une application corporelle de ce que ma conscience me fait pressentir, sans toutefois que le courant passe régulièrement dans mon corps à partir de cette conscience… Difficile à décrire ! Car ce n’est pas non plus un « modèle » que je vois devant moi, mais une harmonie, une conjonction – non pas à imiter, mais à percevoir : à traduire pour moi, à ma mesure, mes ouvertures, mon pas, mon progrès avec toi… Oui, oui, difficile à décrire, mais débrouille-toi… ! Hier soir, dîner avec Philippe qui nous a emmenés dans un restaurant thaïlandais renommé, à la Bastille : endroit luxueux que j’ai trouvé écrasant, un mélange de raffinement et de mauvais goût… que j’ai comparé avec l’élégance raffinée d’un restaurant indien où nous avons été avec René deux ou trois fois… Alors je me demande s’il n’y a pas entre l’Inde et la Thaïlande un fossé… un vrai raffinement d’un côté, une sorte de vulgarité et de lourdeur de l’autre… ? A moins que ce ne soit le fait des propriétaires de ce restaurant-là ? Mais j’ai été surprise et mal à l’aise… Hier soir, des fenêtres de l’atelier, spectacle d’un beau feu d’artifice : dans le ciel rose, barré de nuages gris, la Tout Montparnasse et la Tour Eiffel illuminées – puis, au loin, le Dôme des Invalides qui me reliait à la dorure du Matrimandir… ! A part ça : pour les évènements de l’Europe, du monde, de la planète – tout comme en un sens les périodes et moments dépressifs de René (un jour avec, un jour sans), ce n’est pas, ou ce n’est plus, que je choisis de me tenir à Jeudi 15 Mardi
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