journal d'une transition

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faire le travail ; et comment pouvoir les aider à atteindre aussi, dans leur vie, ce minimum nécessaire pour pouvoir devenir capables de choisir et de s’orienter… Il est impossible de dire tout ce qui est touché par le seul point de cette Action qui consiste à servir Ton Matrimandir… L’intensité de la question que Ramalingam pose, et du regard que nous avons partagé, nous a laissés un peu éprouvés – avec un sourire… *5-2-1992, Auroville : Une partie de la matinée avec Roger A ; il y a une autre pétition, de 72 personnes, demandant la pose de ce prototype en verre ! … Je suis allé à « Fraternité » rencontrer Franz et lui demander de faire le travail graphique pour la carte spéciale que j’ai préparée ; il a accepté. Puis j’ai dîné avec Klara et D.D chez elles à « Auromodèle » : comme deux petites sœurs… ! *6-2-1992, Auroville : L’avion de C est arrivé peu après 8 h. Nous sommes rentrés ici vers midi. Il y avait quelque chose de gris, qui m’a pris par surprise ; au cours de la journée, j’ai eu l’explication : il y a quelques jours René a appris qu’il avait développé un cancer de la prostate – et toute la logique séparatrice infernale, la perte de sens… Dans la soirée j’ai emmené C à la Chambre, et elle a vécu là, déjà, un apaisement… *8-2-1992, Auroville : Ce mal de tête persiste, comme une obstruction… Il y a une ombre dans l’atmosphère, un courant de division dont Piero s’est fait l’instrument… J’essaye de ne pas réagir, de ne pas être affecté, de percevoir l’action juste dans l’état juste… Mais il y a comme quelque chose qui dit « non, pas déjà une autre vague, c’était juste en train de devenir simplement progressif… ! ». Il y aussi le problème, devenu aigu, de Stuart à la Nursery… C’est une sorte d’équivalence du point de vue moral d’une perte ou d’un manque d’intégrité ou de probité dans la conduite individuelle de tel ou tel d’entre nous ; dans le courant des énergies cela introduit l’intention tacite d’empêcher, sinon de détruire – c’est par là, il me semble, que ça passe… *10-2-1992, Auroville : Alors ce sont à nouveau des journées difficiles ; de tous côtés, la vague remonte ! Ce sont tous ces degrés de torsion, depuis un simple manque de lucidité, par une sorte de lâcheté, jusqu’à la malhonnêteté, qui ne peut subsister ici que par le maniement intéressé des notions ou des termes de l’idéal… Et je crois que je suis probablement encore bien naïf dans mon évaluation… ! Ramalingam et moi nous sentons bien mal : quelque chose d’heureux commençait juste à percer, et voilà toute cette laideur qui ré afflue… *7-2-1992, Auroville : Dans les « Nouvelles d’Auroville » Piero a écrit une lettre ouverte à propos du revêtement du Matrimandir, dont le niveau et la tenue sont misérables – il est devenu un pantin, comme s’il avait perdu toute intégrité…

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