Un Parcours

Il n’y a pas de raccourci vers « la cité dont la Terre a besoin », mais l’urgence est là.

En route, Divakar »

En Octobre a lieu, dans Auroville, un « incident » assez terrible : une famille de quatre – un couple et leurs deux filles adolescentes – se suicide. Là, dans la communauté. Je ne les connaissais pas. Mais leur situation reflétait celle de beaucoup d’autres familles dans la société indienne contemporaine : l’endettement, le st atut, l’honneur… Comment notre vie collective a-t-elle pu ignorer si gravement la condition psychologique de quatre de ses membres ? J’écris une note publique de salutation , que je publie sur Auronet, ainsi qu’une traduction en tamil : « Le 20 Octobre 2019. Un salut. Ce qui est arrivé à Sundar et sa famille met en cause notre manque de vigilance communautaire. Appelons cela conscience, soin, attention, empathie, solidarité : cela nous a fait défaut ! Que, juste là, parmi nous tous, dans cette « aventure » collective, quatre d’entre nous, formant une famille, puisse en venir à une décision si extrême et l’exécuter et que personne ne s’en soit rendu compte ou inquiété durant plusieurs jours, que la tension psychologique les conduisant à appeler la mort comme la seule issue, ait pu être ainsi ignorée ou négligée de tous – leurs relations, leurs amis, leurs collègues ou co-équipiers, leurs professeurs, leurs camarades ou leurs voisins, indique et dénonce un environnement bien médiocre et insuffisant, plutôt qu’u ne communauté vivante et animée d’individus engagés qui aspirent à une vie collective plus unie et plus consciente.

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