Un Parcours

l’Ashram : nous sommes le 17 Novembre et ils me remettent le message du darshan : « Le chemin. Pour marcher sur le chemin, vous devez avoir une intrépidité infaillible, et ne jamais vous replier sur vous-même avec ce vilain, mesquin mouvement de faiblesse qu‟est la peur. Un courage indomptable, une parfaite sincérité, un don de soi total – tel que vous ne calculez ni ne marchandez plus, n‟attendez plus rien en retour, ni même d‟être protégé, et votre foi ne demande plus de preuves : ceci est indispensable pour avancer sur le chemin et seul peut vous garder de tous les dangers. » Ganapathi, Selvam, Anand, Dinesh et Jean-Yves se relaient pour dormir près de moi, des amis viennent en visite et Pnina, qui vient juste d’apprendre mes déboires (elle s’était retirée à l’Ashram pour écrire son livre et devait vainement m’y attendre, jusqu’à ce que je lui envoie un message). J’avais veillé à ce que Bhaskar, Dinesh et Jean -Yves vérifient chaque jour que Parthy prenait bien ses médicaments et n’avait besoin de rien ; je ne voulais pas qu’il me voit alité et entubé, lui qui venait à peine d’émerger de l’épreuve. Une semaine pass e avant que Vikram m’’autorise à boire la première gorgée d’eau, puis des jus de fruits et de noix de coco, puis des soupes, puis une nourriture presque normale. Alors, on m’amène Parthy, qui se morfondait. Quelques jours plus tard, Shiva obtient qu’on me donne une meilleure chambre, à un étage supérieur, mieux aérée, lumineuse et propre, avec une vue, au loin, de la sphère du Matrimandir… Le 27 Novembre, Arjun et Shiva me ramènent à Sincérité. Je regarde ce monde contemporain par les vitres de la voiture, ce monde physique négligé, sali, étrangement endommagé, il y a une distance, je ne savais pas que je reviendrais ; mais nous

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