Un Parcours
Il est allé jusqu’au bord extrême, s’est tenu là, et il est revenu ; cela est dans ses yeux : cette expérience est concrète et ne le quittera jamais. Le docteur Baskaran et moi nous mettons d’accord pour que Parthy reste sous observation active et constante encore deux ou trois jours, avant de le ramener à la maison où il faudra continuer de suivre un traitement quotidien jusqu’à la complète guérison. C’est pour lui une nouvelle naissance. Quant à ce corps, « mon » corps, j’ai dû accepter que je ne pourrais guère me débrouiller dans un autre environnement ; parcourir les couloirs de l’hôpi tal a été une épreuve de chaque seconde, et il y a une vulnérabilité accrue de tout l’organisme. Hier soir, le 21, Selvam et Parasu ont amené Parthy à Sincérité ; il était déjà tard, parce que le père et la famille avaient exigé que la voiture s’arrête d’ abord dans un village voisin ou ils attendaient de le recevoir, puisqu’il n’irait pas habiter chez eux ; je vais devoir le garder de toute cette confusion d’influences et de revendications… La mère de Parthipan a eu la nuit dernière un rêve bien intéressant : elle rêve qu’elle se réveille dans leur maison et Parthy est là, à sa place habituelle, et il a mal, de nouveau, dans ses jambes ; elle sort pour se soulager et, dehors, elle trouve un h omme étrange assis là où on fait la cuisine et réalise que c’est un sorcier bien entraîné en train de pratiquer de la magie noire, un homme grand avec de très longs cheveux et des sourcils très épais, marmonnant en tenant une poupée et perçant ses cuisses avec une aiguille ; elle rentre alors dans la maison et, très inquiète, se met à prier la Shakti et Ganesha et tous les deux se montrent alors et s’approchent de Parthy et posent leurs mains Les pluies de la mousson sont abondantes cette année.
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