Un Parcours
et simple affection, il arrive à la hauteur de ma poitrine peut-être, son attitude est franche et si simple et si tendre…
Quand Manikandan n’est pas là, je constate que je me conduis plus librement, chante pour Ganesh sans inhibition, agis avec plus de confiance, comme si en lui se tenait un jugement – selon lequel un « blanc » ne peut, ne pourra jamais occuper cette place, la fonction d’un « pujari » ; et pourtant, il est mon ami, nous avons beaucoup partagé, vécu beaucoup de choses ensemble… Il y a trop de disharmonie dans ce corps ; que se passe-t-il ? D’un moment à l’autre je passe dune sorte de désespoir, de fatalisme, à une confiance active dans la Force et son pouvoir d’harmonie physique et corporelle ; le corps vacille, incertain, puisque déjà je me suis trompé et n’ai pas agi à temps, ou n’ai pas su offrir… Parthipan a décidé d’arrêter de travailler au Matrimandir, pour toucher la somme qui lui revient après tant d’années de travail et payer toutes les dettes que sa famille l’a obligé à con tracter ces dernières années et, ce matin, il vient offrir 500 roupies à Sri Ganesh, somme qu’il lui a « empruntée » il y a un an sans me le dire… Les millions de situations semblables, millions d’impasses et d’étouffements et de drames, qui toutes ne semblent résulter que d’un manque d’argent, de ressources monétaires… : qu’en est -il réellement, en vérité ? Au cours des années, tant de gars ou de femmes de la région m’ont confié leurs misères, le plus souvent bien dissimulées derrière un brave sourire et un stoïcisme persévérant, que j’ai souvent prié pour avoir à ma disposition assez d’argent pour les soulager – tout en sachant aussi que les contraintes sociales et les questions de statut, de caste et de position sont largement
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