Un Parcours
d’Auragni, à « Brihat », puis je me rends à pied jusqu’au marché, le ciel s’assombrit, il commence à pleuvoir et là, soudainement, je ne sais comment ni pourquoi, je me mets à boiter, impossible de faire autrement, c’est incompréhensible, m ais je me trouve contraint de claudiquer jusque dans le marché couvert, alors que la pluie commence à s’abattre et à inonder les allées pourtant couvertes ; je parviens jusqu’à l’échoppe familière et remplis mon grand sac de tout ce dont j’ai besoin, puis retourne, plus lentement et péniblement jusqu’à Sagar Nivas et remonte les trois étages et dois alors éponger le sol mouillé par les infiltrations, le long de fenêtres coulissantes, de la pluie poussée par la tempête venue du Nord Est, jusqu’à ce qu’une ac calmie se déclare enfin et je puisse enfourcher la moto et rentrer, dans la nuit, à la maison. Le lendemain, je dois constater que quelque chose ne fonctionne plus normalement : est-ce un affaissement vertébral, ou une usure des cartilages de la hanche droite ? Les vents cycloniques ont continué jusqu’au 28 ; de toutes ces années ici, je n’a vais encore jamais vu un tel déchainement de la Nature ! Je me suis senti prisonnier de la créature physique – de sa terreur devant les forces terrestres – comment « survivre » quand la Terre est ainsi courroucée ?! L’électricité est revenue, je peux faire marcher la pompe, et deux singes sont entrés dans le jardin, l’air tout à fait sûr de leurs droits ! Tous les étangs et réservoirs de la région débordent. Manika ndan me montre une note qu’il souhaite poster dans le bulletin hebdomadaire, invitant à considérer activement la possibilité de créer une réelle et belle entrée dans Auroville, juste
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