Un Parcours

Colette au Cap Fréhel, notre dernière marche dans ces lieux.

Puis j e reste avec Colette à Paris et commence à m’occuper des nécessités pratiques et matérielles, à vendre des tableaux et même de l’argenterie, à mettre de l’ordre dans les affaires de Colette ; comme elle n’a jamais exercé qu’une profession « libérale », ell e n’aura pas d’autre retraite que celle, posthume, de René, et les charges qu’elle doit assumer sont importantes ; il lui faut plus de marge. C’est en cherchant où vendre les beaux couverts d’argent qui avaient appartenu à a famille bourgeoise de René que je rencontre F., qui tient une boutique de brocante au bout de la rue ; elle m’aide beaucoup, et tout de suite. Elle est belle et perceptive et rebelle et indépendante. Je parviens à écouler pas mal de dessins et de tableaux côtés (de Marie-Laurencin ou de Pissarro par exemple) grâce à une autre femme qui elle aussi m’aide bien.

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