Un Parcours

les gens d’Auroville n’ont pas été dignes de l’autonomie qui leur fut accordée… »

Le 1 0, ces deux groupes s’adressent au groupe des travailleurs du Matrimandir leur annonçant leur intention de venir les rencontrer et leur expliquer la situation… Il s sont donc invités à l es recevoir à l’Atelier, le 13 Octobre à 15 heures. Le 13 Octobre est un lundi ; je me rends au travail comme d’habitude, ainsi qu’Arjun, qui s’installe dans son bureau à l’entrée de l’aire, au premier étage du seul bâtiment administratif existant (qui avait d’abord servi de cantine collective) ; le mien, de bureau, est un petit abri sur le site, à proximité de la sphère, un petit toit et quatre grandes ouvertures, une grande table et des bancs, que nous appelons « 50 » à cause de son numéro de téléphone interne ; c’est là que Kumar et moi gardons les registres et les plans courants, et que quiconque peut me trouver à tel ou tel propos ; de là, je vais et viens d’une part à l’autre des chantiers, ou mets à jour les différents registres de présence ou de paiements, les informations importantes concernant les travailleurs, et d’ autres tâches similaires. Toute l’opération est, il faut le reconnaître, assez bien conçue, car il n’est nulle part écrit que nous sommes « renvoyés » ou accusés de quoi que ce soit ; il est seulement écrit que de nouveaux membres de l’administration du Matrimandir sont désignés… Et donc, voici la scène : je suis assis, l’après -midi, à ma table de « 50 », d’où je peux voir s’avancer une troupe serrée d’Auroviliens venant du bureau de l’autre côté du Banyan ; comme un régiment ils arrivent, enfin porteurs du papier magique, la sanction légale et toute-puissante qui les couvre et les guide dans leur action vertueuse ; seul, Kumar est avec moi,

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