Un Parcours

Notre équipe continuait de travailler comme telle, comme une équipe, mais avait été publiquement répudiée par une assemblée générale nourrie de rumeurs et d’accusations parfois extravagantes ; je savais que je devais bientôt retourner en France et que les choses risquaient fort d’empirer durant mon absence et je n’avais guère besoin de m’exercer à la confrontation – j’en avais assez ! Cependant, je pris le risque et choisis de m’exprimer précisément et aussi complètement que possible, une dernière fois, ne serait ce que pour « la postérité ». J’écrivis donc une longue « Lettre Ouverte », en anglais, qui parut d’abord sur le nouveau réseau digital interne, avant d’être publiée dans le magazine mensuel de « Auroville Today » ; elle fut suivie de plusieurs autres lettres ouvertes, beaucoup moins longues mais complémentaires, écrites par Jean Yves, Luca et Walter. Voici la traduction de ma « déclaration » : « Lettre ouverte à tous, le 31 Mars, 2002 : Veuillez bien tous m’accorder votre patience ; je m’engage à vous donner une lecture intéressante ! Pourquoi écrire maintenant, si tardivement ? J’y vois deux raisons principales. La première est que mon équipe au Matrimandir, maintenant qu’elle est officiellement dissoute, ne peut plus être rendue responsable de la conduite d’aucun de ses membres ; je suis donc libéré de cette considération. La se conde est qu’une ultime tentative est présentement orchestrée pour faire taire ou neutraliser toute voix qui oserait encore faire obstacle à la réalisation du concept de l’ « Architecte en chef » pour le Matrimandir. Les membres du comité provisoire chargé d’évaluer et d’apprécier toutes les questions irrésolues concernant la finition et l’accomplissement du Matrimandir et de son environnement –

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