Un Parcours

2002 : La fin de l’an 2001 et le début de l’an 2002 virent une précipitation d’une atmosphère collective déjà conflictuelle, sans qu’aucune sagesse meilleure ne vienne contenir et guider. Huta, à qui Douce Mère avait longuement décrit Son rêve de la ville idéale et de son aire centrale, avait déjà publié une sorte de recueil de ses notes et de leur correspondance ; comme Huta avait été entraînée par Douce Mère au fil de nombreuses années à illustrer de ses peintures l’épopée poétique de « Savitri », une œuvre de haute qualité appréciée de tous, elle bénéficiait d’un soutien presque inconditionnel, quoiqu’elle fut aussi connue pour son caractère quelque peu dramatique et capricieux ; lorsque je travaillais à réunir tous les éléments des descriptions faites par Douce Mère, ceux qui appartenaient à l’héritage de Huta ne pouvaient tous être considérés comme certifiables, puisque Huta n’avait pas toujours mo ntré ses notes à Douce Mère pour avoir Sa confirmation. A la venue de l’année 2002, Huta avait annoncé une nouvelle publication, plus exhaustive et révélatrice ; mais à sa parution, nous dûmes constater que trop de différences affleuraient entre ses premières notes et celles-ci, ce qui jetait un doute sur leur exactitude. Il y avait certes de nouveaux détails enrichissants, et plus de matériaux pour aider à s’imprégner de l’esprit même de ce lieu souhaité par Douce Mère, mais les temps n’étaient pas f avorables à cet esprit, c’étaient les temps des attaques, des critiques exclusives et des rejets… Les voix les plus fortes, disposant des moyens les plus efficaces, disposaient de petites phrases percutantes qui ne laissaient aucune place à la réflexion, décrivant Roger comme « l’homme du projet » - et oubliant les commentaires de Douce Mère enregistrés par Satprem pour l’Agenda, comme par exemple « Il ne m’écoute pas… ! ».

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