Un Parcours

a mplification, comme dans un laboratoire, n’est -ce pas pour plus vite et mieux le dissoudre ?

Le temps nous est compté : la Terre ne pourra tolérer beaucoup plus longtemps d’être ainsi parasitée, minée, salie et mutilée par cette espèce devenue nuisible… Il y a-t- il un seuil critique, un franchissement évolutif qu’un certain nombre d’individualités sans le savoir vont atteindre ? Et qu’alors la perception nouvelle commencera de rayonner et d’agir et de façonner ses propres organes ? J’ai rencontré, dans ce s foules, dans toutes ces situations ordinaires, malgré toutes les contraintes et tous les soucis de chaque personne, comme une grande gentillesse, et aussi un humour bienveillant, sans illusion ni amertume, le sens d’une solidarité plus grande et plus ess entielle à la fois… Nous sommes à la fin de cette année et apprenons que des tempêtes d’une formidable brutalité se sont abattues – ces forêts que j’ai traversées sont saccagées et un énorme pétrolier a coulé au large de la Vendée, je crois (son capitaine est un Indien d’Ajmer !) et les plages sont envahies de noir gluant…

J’ai tout senti dans ce pays : l’horreur et l’espoir, le piège et le réveil, la veulerie de l’humain et son libre courage…

J’ai rapporté un livre d’Edmund White, sur Jean Genet, dont l’empreinte dans ma vie depuis la petite enfance a semblé si porteuse et indicatrice de la difficulté particulière qu’il me faudrait apprendre à déchiffrer et offrir – à la fois une malédiction et un outil de travail. Et ce n’est qu’en lisant ce livre que j’apprends que Jean Genet a pu connaître l’Inde, vers la fin de sa vie, et qu’il s’en est dit comblé…

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