Un Parcours

réécrivais aussi ma traduction de « Savitri » sur de multiples cahiers que je me procurais à la fabrique de papier de l’Ashram ; je prenais aussi beaucoup de photographies, de fleurs, de visages, du Matrimandir. Je souhaitais tant pouvoir communiquer un peu de la grâce et de la vérité de cet unique édifice qui pour moi, et beaucoup d’autres certainement, était un être conscient au service de la Mère : la perfection toujours découverte de son sens, de sa signification universelle, de sa plénitude et sa complétude, l’action illimitée de la force de Vérité accessible dans son sanctuaire pour un progrès de plus en plus conscient des individus concernés ; je souhaitais tant qu’il devienne réellement le centre de référen ce vivante de notre chemin collectif, de notre apprentissage de la nouvelle conscience et du nouvel être, pour la Terre… J’avais aussi quelques projets, comme celui de construire dans Auroville un lieu dédié à la préservation de toutes les photographies de Douce Mère – et celles de Sri Aurobindo bien sûr – ainsi que de tous leurs écrits ; je dessinais et calculais toutes ses coordonnées ; puis, comme beaucoup de mes projets, celui-ci passa dans le silence. Car j’avais une sorte de facilité à porter un bes oin collectif ou un autre et lui trouver ses formes d’expression – que ce soit pour un lieu de « récréation » collective en plein air, ou un bâtiment presque souterrain où l’on pourrait jouer de la musique de danse sans déranger l’atmosphère générale, ou e ncore un grand espace de travail où les métiers pourraient être enseignés et pratiqués… Mais c’est justement la faculté vitale de communication qui me faisait défaut !

En attendant, je m’engageais davantage auprès de Ganesha et soutenais Kusum de plus en plus concrètement ; j’avais donc,

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