Un Parcours
chacun et ensemble – selon la loi intérieure que tout ce qui nous arrive nous vient du seul et Unique Guide. Nous ne pourrions être émancipés du « grand frère » gouvernemental que lorsque notre conduite collective serait une expression suffisamment cohérente, fidèle et intègre de la Loi véritable d’Auroville : telle était ma conviction, et il ne servait à rien du tout de protester ou de se plaindre des interférences aussi longtemps que nous ne devenions pas tous ensemble les serviteurs de cette Loi. Jean Yves, Patricia et Aurevan allaient d’une maison à une autre et aucune situation ne répondait à leurs besoins et, finalement, Jean Yves réalisa que ce qu’il souhaitait vraiment était d’habiter aussi à Sincérité , d’y construire sa maison ; mais comment allions- nous obtenir l’accord des « instances » supérieures ? Le groupe qui avait pris la responsabilité de gérer le développement de la « ville » était composé pour la majorité de fidèles au plan initial de Roger et jugeait sévèrement tout effort créatif qui ne correspondait pas aux critères de densité requis pour loger une population éventuelle de 50,000 résidents dans un quartier seulement de la surface totale. S’ils de vaient accepter une demande comme la nôtre, ce ne pourrait être qu’à la condition que nous nous engagions à respecter le statut de « construction temporaire » ; ce que Jean Yves accepta de faire. Il y avait une profonde absurdité dans ce conflit entre les « planificateurs », qui devaient dépendre d’une étr ange concurrence entre divers architectes « professionnels » Auroviliens pour réaliser quoi que ce soit de durable, alors que Roger lui- même semblait ne plus s’intéresser qu’au Matrimandir et aucun autre projet ne fut jamais réalisé sous sa directe inspiration sur le territoire réservé pour Auroville (les seules
449
Made with FlippingBook flipbook maker