Un Parcours
Il y a u n redressement de l’atmosphère et c’est bien apaisant ; je me plonge dans le travail physique, la pelle et la barre à mines mes aides, pour secouer toute cette épaisseur opaque ; je me sens encore comme une bête qu’on a rouée de coups, et qui, dans l’accalmie, ose regarder autour d’elle, sans comprendre… La tendresse physique de L. me manque, car il se prépare au pèlerinage d’Ayappa, pour lequel certaines austérités sont exigées – et je ne vais pas me battre aussi avec les dieux ! De nouveau je suis conscient de cette tranquille Pression et tout prend sa place, autour d’un feu paisible et profond ; les campagnes hostiles semblent se vider et il reste comme une peine et une étrangeté… Le 1 er Décembre, visite du Vice-président, Sharma : des policiers partou t et on va jusqu’à l’empêcher de monter dans la Chambre, c’est absurde : voilà un gentil homme qui, de sa position pourtant élevée, demeure impuissant…
Je termine la lecture du dernier ouvrage de Frank Herbert avant sa mort ; voici un homme qui a profondément réfléchi !
Notre conducteur de char à bœufs est mort ce matin.
Retrouvailles avec L., que le dieu m’a rendu !
Namodev vient régulièrement me trouver, souvent en larmes, parce que j’ai accepté de lui donner un peu d’argent pour au moins nourrir ses enfants ; il ne trouve toujours pas de travail, comme s’il était maudit… On me demande d’accepter la participation de L akshminarayan et de Durai, qui ont été les plus actifs des fomenteurs, dans l’organisation de la réception des visiteurs ; pourquoi pas ? Je demande seulement à ce que la tâche de chacun soit claire et précise et circonscrite et qu’ils n’interfèrent pas au -delà.
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