Un Parcours

L’organisation pour la réception et l’accueil de s visiteurs se met en lace : une infrastructure minimale, des gardes, des rotations de volontaires, de l’information… Ces jours-ci, Catherine, Roger et moi faisons le tour des détails et ce matin nous avons étudié en semble les quatre portes d’accès à la sphère : c’est intéressant, et l’entente est simple et sans manières. Selvam m’appelle : des éclats de fer dans un œil, un soulèvement tumultueux de sa famille et de ses amis pour le mettre au pas, et il ne sait comment y faire face, ni comment garder ses relations avec ses deux enfants à l’abri des secousses ; je ne suis là que par fidélité, parce qu’il n’a personne d’autre avec qui il peut vraiment se livrer, mais je ne souhaite plus intervenir d’aucune manière… La première séance a lieu, du nouveau groupe de planification (dont je fais partie), à présent que Piero est de retour ; mais Roger n’est pas venu ! Catherine et moi rencontrons un gars nommé Serge, qui a travaillé des années durant avec « Craterre », dans la construction de bâtiments en terre compressée, afin de déterminer si cette technique et ce matériau pourraient convenir à la construction des pétales…

C’est comme un manque presque constant d’une qualité d’atmosphère et d’interaction, qui existe quelqu e part, mais où ?

Je comprends que ce ne sera que dans la concrétisation de la Présence que viendra le repos, la cessation de la responsabilité séparée, la dissolution de son fardeau permanent…

Cela fait vingt ans que je suis revenu ici et je crois qu’il faudrait cent ans pour vraiment devenir une « goutte de Toi »… !

Susan est de retour de Madras où elle s’est occupée d’une exposition de tableaux d’Auroviliens, pleine de choses à raconter et partager, débordante comme une enfant…

358

Made with FlippingBook flipbook maker